Guerschon Yabusele: Je vais m’assurer que Luka Doncic n’a pas l’impression d’être son fan

Photo: Icon Sport / Hervé Bellenger

Guerschon Yabusele entre dans Eurobasket 2025 portant à la fois le poids des attentes et la fierté du leadership.

À 29 ans, l’attaquant des New York Knicks se retrouve non seulement comme l’un des joueurs les plus chevronnés de l’équipe nationale française, mais également confié le brassard du capitaine. Ce rôle prend une importance encore plus importante compte tenu des circonstances.

Cet été, la France est sans plusieurs de ses plus grandes stars. Victor Wembanyama, Rudy Gobert, Evan Fournier, Matthias Lessort et, plus récemment, Vincent Poirier seront tous portés disparus lorsque Les Bleus se renversent à Katowice.

Pour la plupart des équipes, perdre autant de puissance de feu et d’expérience épelerait la crise. Mais pour Yabusele, il signale un nouveau chapitre – défini par la jeunesse, la résilience et l’unité.

Au lieu de s’appuyer sur ses dirigeants établis, la France se tournera vers une nouvelle vague de talents: les adolescents Alex Sarr et Zaccharie Risacher, rejoints par Bilal Coulibaly, qui font partie d’une génération qui cherche à écrire sa propre histoire.

Yabusele, combler l’écart entre les époques, devient la colle – la présence stabilisatrice qui offre à la fois des conseils et des croyances.

S’adressant à Fiba Media avant le tournoi, Yabusele a clairement indiqué ce que le maillot français signifie toujours pour lui après près d’une décennie de service international:

«Juste la fierté. Chaque fois que je porte ce maillot et que je marche sur le terrain, je me sens juste fier – en regardant mes enfants, ma femme, ma famille, mes amis dans la foule, représentant mon pays. C’est juste un honneur. Chaque fois que je marche sur le terrain, je veux m’assurer que tous ceux qui viennent regarder saient que je le porte avec fierté et que je donne tout ce que j’ai.»

Pour lui, Eurobasket n’est pas seulement une autre compétition. C’est le summum du basket-ball international en termes d’intensité et de qualité.

« C’est la compétition la plus compétitive en termes de basket-ball pur. Et surtout cette année, ce sera le meilleur que nous ayons jamais vu parce que chaque équipe amène ses meilleurs joueurs. Tout le monde va là-bas pour essayer de gagner l’or. Nous verrons certains des meilleurs basket-ball de tous les temps. »

Pourtant, il n’y a pas de ne pas cacher le fait que la France sera sans vétérans clés. Yabusele a reconnu la perte de ceux absents tout en s’assurant d’élever ceux qui porteront le drapeau à Katowice.

«Je ne peux pas mentir à ce sujet, ils étaient précieux pour nous. Mais ne pas jeter de l’ombre sur personne d’autre, parce que tout le monde ici mérite d’être ici. Nous nous pratiquons dur, nous battant dur. Nous avons une excellente équipe pour la compétition, et nous nous battrons également pour les gars qui ne pouvaient pas y arriver.»

En tant que capitaine, son rôle est autant de présence que la performance. Yabusele a décrit ce que signifie cette responsabilité.

« Certainement plus de responsabilités. Ces jeunes gars viennent, donc j’essaie d’être un exemple sur et hors du terrain. J’essaie d’être le lien entre l’entraîneur et les joueurs, mais aussi garder mes oreilles ouvertes. S’ils veulent parler de la vie, du basket-ball, quoi qu’il en soit, nous pouvons avoir cette discussion. Je veux qu’ils sachent que je suis ici pour eux et je me battrai pour eux. Tout ce qui concerne la communication. »

Si la liste française manque de kilométrage, cela le compense plus avec l’athlétisme, l’énergie et l’intrépidité. Yabusele s’allume quand il parle du noyau jeune.

« L’énergie est juste en tête. Tout ce qu’ils ont montré dans la pratique et les jeux ont été énormes. Ils ont de jeunes jambes, cette mentalité où ils s’en moquent, ils vont se battre, sauter, attaquer. Ils sont si athlétiques. Nous savons à quel point le championnat d’Europe est difficile, et ils apporteront ce peu de folie dont nous avons besoin. »

Ce sentiment d’intrépidité, croit-il, est égalé par un rare niveau de chimie.

«Si je text au chat de groupe et que je dis:« Qui veut prendre de la nourriture? Je vais obtenir 13 réponses.

La route française ne pardonnera pas. Dans le seul groupe D, ils doivent affronter des hôtes Pologne, en Slovénie, dirigée par Luka Doncic, ainsi que l’Islande, la Belgique et Israël.

Et s’ils progressent, le chemin devient plus difficile, avec des gens comme la Grèce de Giannis Antetokounmpo et la Serbie de Nikola Jokic. Yabusele, cependant, relève le défi.

« Ce sont certains des meilleurs joueurs du monde. C’est pourquoi je pense que cela va être l’une des plus grandes compétitions. Ce sera difficile, et en termes de basket-ball, l’un des plus purs. Ils sont énormes pour leurs équipes – pas seulement la marque, mais la création de jeux. Nous essaierons de les garder bas en scoant et des assistances. Mais à la fin de la journée, chaque équipe est dangereuse. Nous devons juste nous concentrer sur nous-mêmes, jouer notre jeu, et tout cela est dangereux.

Dans un moment plus léger, on a demandé à Yabusele quelle compétence il «volerait» certaines des étoiles les plus brillantes d’Eurobasket. Il a souri en parlant d’Antetokounmpo:

« Il est assez grand, il peut faire deux pas de la ligne des lancers francs et terminer. C’est juste un excellent finisseur, un grand joueur à coup sûr. »

Sur Luka Doncic, l’admiration est tout aussi claire, bien que Yabusele insiste sur le fait que le respect ne se transformera pas en admiration lorsqu’ils partagent le tribunal.

« Il jouait à Madrid avant moi, et quand je suis arrivé, j’ai été impressionné par ce qu’il avait déjà fait avant la NBA. Ce qu’il apporte au tribunal en dit long. Puis sa première année en NBA, vous avez vu ce qu’il a fait. Nous allons lui jouer au tournoi, il est dans notre groupe. Ce sera un grand jeu.

Pour Yabusele, EuroBasket 2025, c’est bien plus que des résultats – il s’agit de leadership, d’héritage et d’honorer la chemise française.

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